pOurquoi nOir ?

L’autre matin, je me suis surprise à fixer hyptoniquement ma penderie pour tenter désespérément de me décider quoi porter pour la journée. Ce genre de moment métaphysique m’arrive malheureusement souvent, toujours quand je suis en retard bien sûr et que j’essaie de survivre à ma crise identitaire du moment: “merde, j’ai à rien à me mettre sur le dos !”.
Mais ce matin là, mes yeux semblaient plus ouverts que les autres jours, parce que je me suis rendue compte avec stupéfaction que tous mes vêtements ou presque étaient de couleur noir ou gris, une sorte de Pantone monochromatique bloqué au temps de la télé noir et blanc dans mon armoire. Mais comment diable ai-je pu en arriver là?

Je me souviens que tout à commencer quand je me suis mise à acheter mes fringues moi même. Je m’en rappelle très bien: à chaque fois que je me trouvais devant un problème cornélien de choix de couleurs, j’entendais une petite voix qui me disait: prends-le en noir, ça va avec tout ! Et ben voilà ! Une décennie et quelques plus tard, je me retrouve engloutie sous une marrée de noir plus noir que noir. Pourtant j’aime la couleur (pas les motifs !), j’aime la diversité, le changement… c’est pas le problème. Mais d’une manière ou d’une autre je me suis laissée avoir par la voix.
Aujourd’hui je vénère le noir, je dois l’avouer. Chic, simple, parfois sévère mais toujours forte, cette couleur m’a envoûtée il y a longtemps et je ne crois pas que je l’abandonnerais de sitôt (mais bon va quand même falloir que je fasse un effort!)
Noir c’est noir, il n’y a plus toujours de l’espoir.

(PS: et puis il parait que les gens qui portent du noir sont ceux qui n’ont pas besoin de s’imposer, car ils sont trés charismatiques! Na !)

Des tonnes …

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Pour un nouveau projet avec mon acolyte Jeff, nous sommes partis en expédition au centre de recyclage de vêtements de la région de Montréal.
Et la réalité était présentée là, brute devant nos yeux: nous jetons chaque jour, sans aucun scrupule, des tonnes de vêtements en très bon état, parfois même neufs et encore étiquettés. T-shirt, chemise à fleurs, jeans ou sacs à mains tout y est. Tout se jette. Mais doit-on  donc penser que tout peut se transformer ?
Je ne suis pas de ceux qui aime la fripe (c’est mon petit côté snob qui ressort, désolée! Ceci devra certainement faire l’objet d’un autre post afin de vous expliquer pourquoi…. ). Je ne suis pas non plus de ceux qui encense la nouvelle vague du vêtement éthique et écolo. Mais en voyant ces tonnes de vêtements entassés, enpaquetés et entreposés, je m’interroge sur la place de l’habit dans nos vies, sur sa fonction, son accessibilité, son omniprésence.